Numérique : L’Afrique doit rattraper son retard pour profiter de la 4e révolution industrielle

Numérique : L’Afrique doit rattraper son retard pour profiter de la 4e révolution industrielle

L’Afrique a très peu profité des trois premières révolutions industrielles et elle ne doit pas être laissée en marge de cette quatrième révolution » c’est ce qu’a indiqué le Président nigérien, Président en exerce de la CEDEAO à l’occasion du sommet virtuel de l’ONU qui vient de se tenir sur « Générations sans limites : connecter la moitié du monde aux opportunités ».

Selon Mahamadou Issoufou, la révolution numérique peut servir non seulement le secteur de l’éducation mais aussi tous les autres secteurs de l’activité humaine : santé, agriculture, industrie etc.

Certes, l’accès à ces TIC demeure relativement faible dans les pays en développement dont une bonne partie se trouve en Afrique mais des opportunités nombreuses et des atouts importants existent pour réduire cette fracture numérique a-t-il fait savoir.

Le numérique pour rappel, prend au fil des ans une place importante dans notre existence. Porteur de potentialités inestimables, il constitue le symbole de ce que d’aucuns considèrent comme la 4e révolution industrielle.

De l’avis des analystes, ce n’est d’ailleurs pas un hasard si quatre des plus grandes entreprises du monde désignées par l’acronyme GAFA (Google, Amazon, Facebook Apple) relèvent du domaine des technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

L’Afrique a un important actif démographique et plus de la moitié de la population a moins de 20 ans dans 40 pays africains.

Il faut transformer cet actif démographique en dividende économique. Pour ce faire, il faut non seulement soigner, éduquer et former ces jeunes, mais aussi leur créer des emplois indiquent de nombreux observateurs.

10 à 12 millions arrivent sur le marché de travail chaque année et ce chiffre va en croissant.

« Dans le cas du Niger, une minorité d’élèves habitant les grands centres a pu grâce au numérique, maintenir un lien avec l’école, tandis que la grande majorité, qui vit en milieu rural, a été quant à elle littéralement coupée du monde, se retrouvant ainsi dans l’impossibilité de poursuivre une scolarité normale, du fait de l’inaccessibilité des familles au numérique » regrette le président nigérien.

C’est pourquoi la Covid-19 est une opportunité pour façonner l’éducation au XXIe siècle grâce au numérique, seul moyen qui a permis la poursuite des enseignements-apprentissages dans le monde durant la période de confinement a-t-il conclu.

Au Niger, d’importantes initiatives sont mises en œuvre. Il s’agit, entre autres, de  »GIGA » pour connecter plus de 19000 écoles ou encore le projet «Pathfinders » pour un programme pilote de connexion de 100 écoles en collaboration avec l’UNICEF.

On peut citer également le Projet villages intelligents qui bénéficie d’un financement de 100 millions de dollars avec la Banque mondiale pour désenclaver numériquement plusieurs milliers de villages. Il y a aussi le projet «COURSERA » qui est la plus grande plateforme de cours en ligne au monde. Ce projet donne un accès gratuit à tous ses cours à 15000 Nigériens.

Enfin, la compétition e-TAKARA qui vise à « détecter et promouvoir les talents nigériens » dans le cadre de la stratégie numérique Niger 2.0 et enfin ALGO BOT Niger mis en place depuis 2018 qui initie les jeunes élèves aux sciences informatiques et à la robotique.

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