Le Tchad est le 2è exportateur de la gomme arabique après le Soudan

Le Tchad est le 2è exportateur de la gomme arabique après le Soudan

Le Tchad est le 2e exportateur de la gomme arabique avec 30 000 tonnes après le Soudan. C’est le quatrième produit d’exportation après le pétrole, le coton et le bétail au Tchad. Il est commercialisée sous forme de poudre ou de cristaux non moulus plus ou moins ronds de couleur jaune blanche à jaune brunâtre. Les zones de production de la gomme arabique se trouvent autour de la capitale et dans les provinces de l’Est du pays. De nombreuses communautés tchadiennes dépendent largement des ressources naturelles renouvelables parmi lesquelles se trouve la gomme arabique. Le Tchad arrive avec 13 %. Sur place dans le pays, un sac de 90 ou 100 kilogrammes coûte 100 milles F CFA (208,21 dollars).
Selon Docteur Sitack Yombatina Beni, spécialiste de la filière gomme arabique au Tchad et auteur de deux ouvrages intitulés  »La gomme arabique au Tchad » et  »Le droit à l’environnement », cinq régions sont productrices de la gomme arabique, à travers le Projet de renforcement des capacités commerciales de la filière au Tchad (PRCCFGAT). Ces régions sont entre autres le Ouaddaï, le Guéra au centre du pays, le Salamat à l’est, le Chari Baguirmi à l’ouest et Hadjer-Lamis. Parmi ces régions, le plus gros réservoir est la région du Salamat.
Cependant, l’on déplore la très faible exploitation de la gomme arabique au Tchad. Il a estimé qu’entre 1993 et 1994, le pays a dépassé les 11 milliards F CFA de revenus sur le marché local et entre 2003 et 2005, 16 milliards F CFA. Leurs recettes ont atteint en moyenne 337 millions de dollars par an en 2014-2016, dont 44 % pour la gomme brute et semi-transformée et 56 % pour la gomme traitée. Les volumes exportés de la gomme arabique brute et semi-transformée passe d’une moyenne annuelle de 35 milles tonnes en 1992-1994 à une moyenne annuelle de 243 milles tonnes entre 2014-2016. En outre, l’exportation de la gomme arabique transformée a plus que triplé, passant de 17 mille à 53 milles tonnes au cours de la même période.
Au Tchad, la gomme arabique est actuellement vendue à 2500 dollars la tonne de gomme brute. Mais elle coûte plus chère une fois affinée.

Mais il est à noter que les conditions de transformation locale ne sont pas réunies. Dans le pays, c’est près de 8 milliards de F CFA qui sont générés par la vente de la gomme arabique et redistribués annuellement aux ménages pauvres qui ont cueilli. La valeur ajoutée totale créée par cette activité est 107,6 millions de F CFA. Elle est distribuée essentiellement dans les ménages vulnérables avec un revenu moyen variant de 35 à 40 milles F CFA par saison, entre décembre–avril. En plus, 77,90 % de ce revenu tiré de la vente de la gomme est consacré à l’alimentation du ménage, du fait de son caractère de revenu immédiat en période de soudure.

La gomme arabique occupe une place de choix dans la vie des communautés locales tchadiennes. Ses revenus permettent aux éleveurs et agriculteurs de scolariser leurs enfants et aussi d’assurer la cohabitation pacifique. Seulement, les revenus de la filière ne s’inscrivent pas dans un cadre bien établi et ne font pas l’objet d’investissement dans le système de production.

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