Une délégation de l’UA, l’ONU et la CEEAC à Bangui pour désamorcer la tension avant la présidentielle de décembre

Une délégation de l’UA, l’ONU et la CEEAC à Bangui pour désamorcer la tension avant la présidentielle de décembre

C’est le vendredi 30 octobre que la délégation de haut niveau à eu une conférence de presse à Bangui dans la capitale centrafricaine. La délégation a abordé des sujets axés sur la sécurité, les élections, la participation des femmes, le vote des réfugiés, les avancées sur l’Accord de paix et la réconciliation en République centrafricaine (RCA). Les membres de la délégation de haut niveau ont expliqué l’objet de leur mission en Centrafrique. Cette délégation est composée de l’ambassadeur Smail Chergui, Jean-Pierre Lacroix et l’ambassadeur Gilberto Verissimo issus de l’UA, ONU et CEEAC.
Dans les échanges, le diplomate Smail Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), a déclaré que leur souhait est que tous les citoyens puissent converger en ordre vers les élections dans le respect de la loi et que tous, puissent s’exprimer par la voix des urnes et pacifiquement. D’après lui des discussions ont été menées à huis-clos avec plusieurs parties, il ressort que plus personne ne demande ni le report ni un boycott quelconque des élections qui s’approche, a-t-il indiqué.
Tandis que Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations de paix, a constaté des avancées. Et affirme repartir confiant, mais conscient des défis qui attendent la Centrafrique. Entretemps, le président de la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Gilberto Da Piedade Veríssimo, a souligné que les messages qui sont contraires à un climat apaisé sont contre le peuple centrafricain, soulignant la nécessité d’une conférence prochaine des chefs d’États de l’Afrique centrale sur la situation de la Centrafrique.

Les membres de la délégation de haut niveau UA, ONU, CEEAC, qui achèvent une visite de travail de quatre jours ce samedi, ont ainsi réitéré le soutien de la communauté internationale et de son engagement à soutenir la RCA afin d’avancer vers une paix durable avec en toile de fond la consolidation de la démocratie. Toutefois, pour Jean-Pierre Lacroix, l’ONU a constaté des retards dans la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurité, qui doivent être composées d’ex-combattants et de forces de défense et de sécurité prévues dans l’accord de paix.

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